Les Mardis du CTM

Dans un monde en crises, quels nouveaux chemins pour la planète et pour l’église ?

Les multiples crises qui adviennent interrogent les chrétiens : comment les invitent-elles à puiser dans leurs sources pour ouvrir un avenir autre ?
Dans son Encyclique Laudato si, le pape François a lancé un appel pour “unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. Le Créateur ne nous abandonne pas […] L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune“ (LS 13).
Cet appel à une “conversion écologique“ s’adresse aux chrétiens et à “toute personne de bonne volonté“. Pour y répondre, les différents intervenants montreront, tout au long d’un parcours annuel, comment les Écritures, la réflexion théologique, éthique et scientifique permettent de penser et de vivre ensemble selon des relations d’alliance et non plus de domination au sein d’une Église et d’une humanité reliées à “notre sœur la terre“. En ce temps de crise mondiale dans tous les domaines, ils ouvriront des chemins possibles de “développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie“ (LS 202) aussi bien parmi les communautés chrétiennes que dans l’implication de l’Église dans la vie de la planète et de ses habitants.

Comme l’an dernier, les Mardis du CTM constituent un parcours annuel interdisciplinaire : ils relient des approches bibliques, éthiques et théologiques. Dans l’esprit d’une théologie communautaire et en dialogue, ils proposent, en alternance : des travaux de lecture préparatoires, des enseignements dialogués et des contributions écrites des intervenants et des participants.

Cours de 9h30 à 11h45.
Coordination : Benoît Deschamps
Intervenants principaux : Jean-Jacques Brun, Isabelle Carlier, Jacqueline Le Diguer’her, Benoît Deschamps

1er trimestre

Une terre donnée ou les fondements d’une écologie intégrale

L’écologie intégrale relie le respect de l’environnement et des relations mutuelles de service. Or, du point de vue chrétien, la responsabilité socio-environnementale naît de la foi. Comme il l’affirme au début et à la fin de son Encyclique Laudato Si, la “conversion écologique“ à laquelle appelle le pape François est, d’abord, d’ordre spirituel : “la capacité propre à l’être humain de transformer la réalité doit se développer sur la base du don des choses fait par Dieu à l’origine.“ (LS 5) ; “tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité.“ (LS 240). L’écologie n’est donc pas un aspect secondaire de l’expérience chrétienne dans ses dimensions personnelle et ecclésiale, loin s’en faut.
Après une introduction à la pensée systémique déployée tout au long de l’Encyclique selon une théologie de l’Alliance, le cours s’attachera principalement à identifier les fondements bibliques et spirituels de l’écologie intégrale, de “la conscience d’habiter une maison commune que Dieu nous a prêtée.“ (LS 232). En outre, comme aime le répéter François, une spiritualité écologique est, nécessairement, une spiritualité en dialogue : puisque tous sont membres “d’une seule famille humaine“ et que tous sont “gardiens de la création“, le cours comprendra des échanges avec des témoins des traditions juive et musulmane et d’autres acteurs de la conversion écologique.

Benoît Deschamps, Isabelle Carlier, Jean-Jacques Brun, Jacqueline Le Diguer’her

Tarif I 90 euros
10 mardis I de 9h30 à 11h45
29 septembre, 6, 13 octobre, 3, 10, 17, 24 novembre,
1er, 8, 15 décembre
Remise de 20% si vous suivez les trois cours annuels.


2e trimestre

L’Église et le cléricalisme : retour aux Écritures et perspectives Une terre en partage ou les conditions d’une écologie intégrale

Dans la logique de l’Encyclique Laudato Si, la terre donnée par Dieu est une terre à partager par les hommes : “Dieu dénie toute prétention de propriété absolue“ (LS 67). Une terre “en partage“, cela suppose des conditions environnementales et, inséparablement, des conditions relationnelles entre humains, notamment avec les plus défavorisés : “une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale“ ; “la clameur de la terre“ et “la clameur des pauvres“ ne font qu’une (LS 49).

“Cultiver et garder le jardin du monde (cf. Gn 2,15) ? 
Alors que cultiver signifie labourer, défricher ou travailler, garder signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature“ (LS 67).
Un retour aux écrits de la Loi et des Prophètes permettra de repérer la question centrale des limites et d’identifier les conditions du bon usage de la création fondées sur une éthique, non pas de la captation, de la domination et de l’accumulation, mais de la réception, de la relation et du partage, en vue “d’une nouvelle solidarité universelle“ (LS 14). 

Benoît Deschamps, Isabelle Carlier, Jacqueline Le Diguer’her, Jean-Jacques Brun

Tarif I 90 euros
10 mardis I de 9h30 à 11h45
5, 12, 19, 26 janvier, 2, 23 février, 2, 9, 16, 23 mars
Remise de 20% si vous suivez les trois cours annuels.


3e trimestre

Une terre et une Église en partage : quelles modalités ?

La “conversion écologique“ n’est pas que d’ordre intellectuel et idéologique ; elle est, d’abord, spirituelle et donc implique un “style de vie“ relationnel, prophétique et contemplatif, où “moins est plus“. A ce titre, le pape François et la Conférence des évêques de France préconisent de “nouveaux modes de vie“ où “l’on ne peut envisager une relation avec l’environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu“ (LS 119).Si nous avons reçu la création “en partage“, le partage est à vivre de bien des manières et dans bien des domaines entre chrétiens, et entre chrétiens et humains partageant la même condition et la même “maison commune“. Dans un contexte de crise multiforme et inédite, nous réfléchirons ensemble à de nouvelles modalités de partage en termes d’organisation et de relations communautaires dans l’Église et dans le monde. “Tout est lié“, tous sont reliés : comment être en communion avec la création ? Comment faire communauté en Église et en humanité ?

Benoît Deschamps, Jacqueline Le Diguer’her, Jean-Jacques Brun, Isabelle Carlier

Tarif I 90 euros
10 mardis I de 9h30 à 11h45
30 mars, 6, 27 avril, 4, 11, 18, 25 mai, 1er, 8, 15 juin
Remise de 20% si vous suivez les trois cours annuels.